Une analyse intéressante parue dans Le monde aujourd'hui met au clair le phénomène d'inversion de l'abstention, de la gauche vers la droite, du premier au second
tour.
L'émergence du thème de la TVA sociale dans la campagne de l'entre-deux-tours et son exploitation par la
gauche, est mise en avant dans les discours des analystes et des hommes politiques pour tenter d'expliquer ce vote surprise. Mais, au niveau national, nul sursaut de participation n'est venu
répondre à l'appel des ténors socialistes. C'est donc vers une analyse électorale plus détaillée de l'abstention, au niveau des circonscriptions, qu'il convient de se tourner.
Les 100 députés élus dès le premier tour, ainsi que la vague bleue promise à coup sur, ont provoqué une
abstention marquée à droite. En revanche la gauche s'est davantage mobilisée dans les duels serrés.
Pour ces élections atypiques, la gauche a bien remobilisé ses électeurs. Ses supporters se sont déplacés là où
les combats étaient perçus comme les plus difficiles. A l'inverse, la droite a vu une partie de ses électeurs croire en une victoire jouée d'avance et ne pas se déplacer. Au final, les deux camps
se sont tous trouvés surpris. Pas dans le même sens.
L'analyse complète :
Au fait, ne dites pas au bobo qu'il a perdu les élections, il croit les avoir remportées.
Perdre les présidentielles, se refaire une petite santé aux législatives, attendre patiemment de nouvelles victoires en suivant sans broncher (et sans projet) le
charismatique Flanby. Cela ne vous rappelle rien ? Le scénario catastrophe post 2002 va-t-il se rejouer pour nos amis les bobos ?
Chut !...