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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 10:53

Bobo ou bourgeois-bohème

 

C'est David Brooks (journaliste au Wall Street Journal) qui le premier a croqué le portrait du bobo dans le best-seller Bobos in Paradise paru en 2000. Il se revendiquait lui-même faisant partie de la communauté bobo américaine.

 

 

Tout le monde connaissait le bourgeois. A choisir notre bobo ne s'est pas trompé, CSP+ ou "bien né", il a adopté le côté "confort financier" du bourgeois en laissant de côté son côté conventionnel.
 
Là où ça se complique, c'est quand ce même demi-bourgeois se revendique bohême. En bref, le bohème, du 19ème siècle (Gustave Flaubert) à nos jours, (en passant par le mouvement hippies des années 60 et nos soixante-huitards Français) sera forcément non conventionnel.
Pour lui :
La nuit est branchée, le jour conventionnel.
Les escrocs branchés, la police conventionnelle.
L'internationale branchée, la Marseillaise conventionnelle.
Le désordre est branché, l'ordre conventionnel.
Les questions sont branchées, les réponses conventionnelles.
Etc…
 
Sachant cela, vous aurez compris que notre bobo sera forcement de gauche (socialiste-écolo), donneur de leçon (parlant "du pauvre" comme personne) mais aussi un individualiste forcené qui aime son "petit" confort et se faire plaisir.  
Pour résumer :
 
confort financier + confort moral du vote de gauche = bobo
 
Frédéric Beigbeder (bobo parmi les bobos) nous explique très bien dans "L'égoïste romantique", pourquoi ce cocktail détonnant est difficile à assumer :
"On croit que le "bobo" cumule les avantages du confort bourgeois et du look bohème alors qu'il additionne deux résignations; la honte d'être riche s'ajoutant au ridicule de la révolte" 
Pour connaître plus en détail les différentes catégories de bobo vous pouvez aller faire un tour ici :
Extraits :
Il est clair qu’en s’exportant sur le vieux continent, le bobo a perdu de sa superbe et de sa spontanéité. Aussi pétri de culture bobo qu’il puisse être, le bobo parisien, installé de préférence à l’Est de Paris et habitué de la Bastille, Oberkampf ou du Canal Saint-Martin, n’en reste pas moins français dans son rapport non assumé à l’argent : celui-là "claque du fric" certes, "mais toujours en douce !" Bien souvent, il n’est même qu’un "bobopot", un bobo potentiel qui n’a de bobo que l’aspiration bohème, le look bourgeois-bohème et le côté "politbobo" (entendez le bobo politisé, écolo et/ou socialo)... sans forcément sombrer dans l’IP, l’intello précaire, mais encore loin de son modèle le "bobac", comprenez le bobo accompli avec portefeuille bien garni !  

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Published by Pidji - dans bobosphere
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